La musique urbaine, une maladie qui empire


Ok, Lundi, je consacrais un article dans cet espace à une possible évolution négative de la musique urbaine Camerounaise. Ce billet avait été inspiré par un certain artiste (je ne cite même plus son nom, il y a quoi?) qui loin d’être représentatif à mon sens de l’espace urbain, y prenait au minimum un certain espace depuis quelques mois.

Suite à la publication de ce billet, j’ai été intégrée à plusieurs conversations, notamment ce matin, avec Will Fonkam du Petit Ecolier et Atome C, critique musical ici. Toutefois, je reste insatisfaite et à la limite, déçue de certains des avis qui fleurissent sur le mal de ce que je n’ai plus peur d’appeler une certaine médiocrité musicale.

Oui, dans mon dernier billet,  je n’ai donné qu’un avis modéré sur la musique de cet artiste mis en valeur, car il n’est pas le seul et la liste pourrait être nombreuse. Je n’ai surtout pas donné mon avis, car tout ceci n’est pas représentatif de la musique urbaine au Cameroun. De nombreuses initiatives sur ce sujet, devraient nous donner le sentiment qu’il y a plus à faire, plus à analyser. Les artistes de qualité dans le domaine urbain au Cameroun, ce n’est véritablement pas ce qui manque au contraire. C’est un domaine, qui a beaucoup fonctionné dans l’underground. 

Lorsque je suis rentrée au Cameroun en 2008, et plus particulièrement dès 2010, j’ai été initié au milieu hip-hop camerounais, au travers notamment des excellents Mboa Hip Hop Awards, et Douala Hip-Hop Festival. J’ai découvert cette année là un florilège d’artistes notamment le désormais célèbre JOVI qui nous présentait encore son premier album HIV. C’était aussi l’année de “LA BO de Nos Lifes” du grand-frère Krotal. Chez les filles, je découvrais déjà Reniss et plusieurs autres jeunes filles. J’ai pu acheter des albums et dès lors, j’ai commencé à fouiner sur internet pour trouver des plate-formes me permettant de rester en phase avec ce monde et avoir des updates. A l’épôque, le site JeWanda faisait d’ailleurs un bon boulot dans ce domaine, et aujourd’hui il n’est pas le seul.

En somme, des alternatives musicales existent véritablement. De la musique de qualité, qu’elle soit urbaine ou pas, se développe au Cameroun. Je vous parlais par exemple de la jeune Lorenoare dans un article, et je n’aurais jamais de cesse d’apprécier des grandes voix comme Sanzy Viany ou Danielle Eog, et je suis certaine qu’il y en a bien d’autres.

Tout ceci pour dire que les consommateurs ont le choix de chercher, de s’informer mais attendre d’artistes vénaux, et véritablement commerciaux, qu’ils changent leur offre musicale et se soucient plus de l’impact de leurs propos sur la société, c’est totalement utopique. J’appelle cela “une perte d’énergie”. Si chacun d’entre nous partageait sur ses réseaux sociaux (blogs, twitter, Facebook, etc..) ses coups de cœur musicaux made in Kmer, ce serait mieux. Sur ma plate-forme La Bibliothèque Qui Ne Brûle Pas (un peu de promo rires), j’ai personnellement pris ce parti et cela m’a permis au-delà même du Cameroun, de découvrir des articles africains de qualité, au-delà de ceux qu’on entend à la radio ou à la télé (oui TRACE TV, j’ai un problème avec vous).  C’est ainsi que j’ai découvert l’initiative Coke Studio Africa, une création exceptionnelle de Coca-Cola qui sera l’objet d’un article sur la Biblio. J’ai pu au travers de cette initiative, découvrir de nouvelles affiches musicales notamment en Afrique de l’Est.

La musique urbaine camerounaise et africaine en général, regorge de talents d’exception. Les alternatives au BRUIT existent. Il faut les promouvoir, en parler et juste ARRETER de donner de la visibilité ne serait-ce qu’au travers d’une plainte à tous les autres!

Maintenant, les artistes de qualité doivent eux aussi arrêter le mode UNDERGROUND et nous donner de meilleurs espaces pour découvrir et apprécier leur musique à grande échelle, mais ceci ça fera l’objet un jour d’un autre texte.

Love, Anna♦

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5 thoughts on “La musique urbaine, une maladie qui empire

  1. Merci Madame (J’aime être formel) pour ce billet. Merci de vouloir par les mots faire bouger les choses. J’ai dévoré votre billet non sans appétit mais je n’y ai pas trouvé d’ébauche de réponse à mon interrogation et sûrement à celle de d’autres lecteurs. Pourquoi ça marche? Pourquoi est ce que la underground music marche?

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