Initiation au détachement


Un ami cher me le dit souvent, il faut savoir pratiquer le détachement. Je donnais moi-même ce Conseil il y a quelques jours à quelqu’un autour de moi qui n’en pouvait plus à pas mal d’égards.

Parfois, je dirai Cependant qu’il est plus facile de penser les choses que de les réaliser. J’ai fait un rêve cette nuit, qui me montrait sans aucun doute que sur certains points Je ne m’étais pas encore détacher.

J’assistais à une réunion professionnelle avec des personnes de nationalité européenne, j’étais totalement à l’aise et un de mes parents était présent, discutait avec ces personnes, tout content d’être intégré et me regardant avec grande fierté.

Pas besoin de consulter un psychologue ou un voyant pour interpréter ce rêve. En effet, il n’était truffé que d’attentes. Ce rêve m’a rappelé de manière directe, que mon détachement n’était pas complet. Premièrement, une partie de moi, définissait la multinationale comme le summum de la réussite professionnelle. D’autre part, je supposais que mes parents ne pouvaient être fiers de moi et de mon travail, que si j’étais employée par une multinationale.

Pourquoi cette analyse de ma part ? Qui dit multinationale, dit très souvent travailler avec des occidentaux.

Pour moi, Africaine, fière, partisane du principe selon aucune race ni continent ne vaut mieux que l’autre, ce rêve s’apparente à une douche froide. Mais au fond, c’est un beau prétexte pour moi, pour partager avec vous ce matin. Nos attentes peuvent nous emprisonner. En sommes-nous toujours conscients ?

Ce que ce rêve quelque part banal me montre, c’est que j’ai encore du travail. Atteindre le détachement et la paix permanente, est un boulot de tous les jours. En réalité, je m’estime reconnaissante d’avoir fait ce rêve. En effet, combien de nous sommes incapables de nous arrêter pour réfléchir, même quand ça ne va pas ?

De nombreux êtres humains se baladent dans la vie, non pas en rendant grâce pour ce qu’elle offre, mais en se plaignant. Je n’ai pas encore ceci, j’irai mieux quand j’aurai cela. J’attends ce travail. Il me faut cette voiture. Pis encore, on attend une forme de reconnaissance, de respect, des autres. On attend de faire tel ou tel type de rencontres. On attend l’amour, l’argent, chaque jour, on attend. Que se passe-t-il pendant tout ce temps ? La vie est comme mise entre parenthèses. On ne vit pas ou plus. On attend !

On perd la saveur du jour, le goût de l’instant. On traverse les années, le temps en somme sans respirer. Toutefois, lorsque la vie en a marre de nous donner des chances, elle s’achève. Une crise cardiaque, un accident de voiture, un assassinat, il suffit de très peu pour que nos attentes se transforment en rêves inachevés.

Cela m’a d’ailleurs inspiré une phrase un peu insensée ce matin « Rêve avec équilibre ». Pourquoi ou plutôt qu’est-ce que j’entends par là ?

Les rêves n’ont pas de limites, c’est un principe. On peut penser, vouloir, envisager tout. C’est tout à fait exact. Cependant, quand on vise trop loin, sans attaches logiques, on s’y accroche comme si notre vie en dépendait et on peut en mourir.

La solution, ou en tout cas le début de solution me semble être le détachement. Je fais ce que j’ai à faire tous les jours et je ne suis pas esclave du résultat. Je rêve et je laisse faire.

Que ce soit chez nos amis musulmans, ou dans la littérature chrétienne, plusieurs dictons ou prières résument cet état d’esprit qui est le mien. Le premier « Allah n’est pas obligé d’être juste dans toutes ces choses ici bas ». La deuxième phrase « Que ta volonté soit faite », en particulier la volonté de Dieu.

Très souvent, on peut croire que cela veut dire abandonner, ne rien faire ou être fainéant. Mais il n’en est rien. Il s’agit plutôt de reconnaître que nous ayons la croyance ou pas en une entité suprême, la vie est imprévisible. C’est un fait. Les réactions de la nature ou du corps animal le sont encore plus. Les inondations, les tremblements de terre sont plus ou moins prévisibles. Tous les outils de surveillance météorologique n’ont toujours pas réussi à empêcher les catastrophes. Alors, pourquoi nous préoccuper de ce pour quoi nous n’avons aucune certitude ?

Je pourrai écrire de longs paragraphes sur ce sujet, encore et encore. D’ailleurs ce ne sera probablement pas la dernière fois que j’évoquerai le détachement et la paix qu’il crée. C’est une expérience salutaire que je souhaite à chacun de nous.

Cependant, pour le jour, je vais m’arrêter ici, en espérant que tout comme moi, vous ressortez avec de l’espoir. J’avais besoin d’analyser ces rêves, ces pensées qui m’ont traversé et leur donner du sens. J’avais besoin de me rappeler pourquoi le détachement est si important pour mon parcours de vie.

Je vous envoie toute cette énergie, cette force et cet espoir. Nous serons ce que nous devons être quand le temps viendra pour cela. En attendant, rappelons-nous chaque jour que nous sommes TOTALEMENT complets.

Nous avons tout, nous sommes tout, et nous pouvons tout. N’en doutez pas et passez une excellente journée, soirée, nuit, en fonction du moment auquel vous lirez ce texte.

Bises, love, Anna.

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