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Etre soi-même, c’est mieux


Comme très souvent, lorsque je lis mon amie Befoune (auteure de mesdigressions.com), je n’ai qu’une seule envie après, celle d’écrire. C’est fou comment certains peuvent ouvrir en nous des portes que nous pensons fermées.

Aujourd’hui, je vais ouvrir la porte de l’authenticité, telle qu’évoquée dans une certaine mesure par Befoune dans son dernier article. Voilà bientôt cinq ans que j’écris sur La Case d’Anna et au départ sans but précis. J’avais décidé d’écrire juste pour un challenge, pour tenter ma chance à Mondoblog, comme j’ai pu le décrire ici dans un de mes premiers articles.

Au départ, il s’agissait essentiellement de billets d’humeur sur l’actualité et autres, puis ce blog a changé. Au milieu de l’année 2016, j’étais enceinte et j’étais traversée par de nombreuses sensations, besoins, idées et j’ai décidé d’écrire un article par jour. Pendant près de six mois, j’ai respecté chaque jour le challenge. Malgré la naissance de ma fille, vivant une rupture difficile, incompréhensible même à mes yeux bien que j’en étais à l’origine, j’avais besoin de respirer. Alors, chaque soir, sans relâche, j’écrivais, je me parlais et par la même occasion, je parlais à d’autres.

Je m’efforçais à ce moment-là de rester positive, de tenir la tête haute, face à une situation de vie totalement inédite, même s’il est vrai que je parlais peu de mes douleurs. Je me concentrais sur les solutions que je trouvais pour faire face, et c’est cet état d’esprit que je partageais. La Case d’Anna m’a empêché de sombrer de nouveau dans la vie et m’a rappelée à quel point l’écriture était importante pour moi. Puis, la vie a fait son oeuvre, j’ai délaissé, j’ai perdu en fréquence et comme cette année par exemple, j’ai à peine écrit une vingtaine d’articles.

Lorsqu’on fait le choix conscient de ne pas se livrer totalement, il en résulte qu’on ne sait effectivement plus quoi dire.

Très souvent, je me pose la question, qu’est-ce que je peux vraiment écrire? De quoi puis-je vraiment parler? Cependant, la réponse à cette question se trouve dans l’article d’Anne-Marie. Je veux trop choisir, policer. A force d’écrire, d’avoir parfois des articles très lus, j’ai voulu transformer mon mode d’écriture, choisir mieux mes mots, mes expériences et faire silence sur une grande partie de mon vécu. Cependant, une des choses essentielles que j’ai réalisé au cours de l’année 2019, ce schéma ne fonctionne pas. Je n’ai jamais commencé à partager ici pour avoir des vues. J’écrivais comme je respire, parce que c’était mon moyen à moi, de vider mon cerveau, d’exprimer des douleurs ou des joies, de donner du sens à des expériences. Les partager avec d’autres personnes me donnait en plus la sensation qu’elles avaient du sens. J’avais pu être utile. Lorsqu’on fait le choix conscient de ne pas se livrer totalement, il en résulte qu’on ne sait effectivement plus quoi dire.

Très souvent, on vit des événements qui nous touche (comme une partie de mon vécu au travail ces derniers temps) et parce qu’on choisit de ne pas en parler, on a plus rien à dire. Le cerveau (en tout cas le mien) est parfois centré sur tous ces mots que je ne dis pas, sur toutes ces paroles que j’ai décidé de garder miennes, au point que je n’ai plus grand chose à écrire, si ce n’est ces mots silencieux.

Je remercie Anne-Marie pour m’avoir rappelé en la lisant que je ne souhaite pas faire fi de mon authenticité. Je ne veux pas perdre le plaisir de poser les mots, de raconter des histoires, de me faire rire, de faire rire les autres et d’écrire parfois sans but précis. J’ai envie chaque jour d’écrire plus et je sais que me contraindre à l’éviter ne m’aidera pas. Beaucoup de répétitions dans cet article, mais je l’ai écrit comme il est venu et je n’ai envie de rien y toucher.

J’appelle ça bien vieillir, gagner en maturité. Lorsqu’on arrive à ces moments de nos vies, où on dit les choses comme on les sent, qu’on fonctionne hors des codes, et chaque jour un peu plus on vit dans nos bulles. Mais vous savez quoi? En assumant ma bulle et ses spécificités, je pense vivre mieux avec les autres et être largement plus épanouie. Je ne triche pas, je ne fais pas de chichis, je suis moi et je m’améliore pour moi.

Ca a été un parcours long et ardu, dont je parlerai un jour dans plus de détails (très prochainement), mais la libération totale de mon moi, signifiera aussi écrire plus souvent et parfois sans sens, sourire. La vie n’a que le sens qu’on lui donne.

Je m’en vais écourter cet hymne à l’authenticité. Je n’avais pas particulièrement envie d’être longue. J’avais juste envie de poser tranquillement ces quelques mots pour dire à quel point, je suis heureuse d’être PLUS moi. Avez-vous parfois la sensation de devenir plus vous? Comment le déclic s’est t-il fait? Posons-nous ici et parlons-en.

Love, Anna.

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