Au jeu de la vie, il n’y a que des gagnants


On est toujours gagnants dans la vie. Encore faut-il le vouloir, le reconnaître, se dépasser et se remettre en question.

Voici ma leçon des cinq dernières semaines. Tout de suite je vais commencer par un clin d’oeil à mon écrivaine préférée Anne-Marie Befoune. Allez la lire, sur son nouveau bébé, et vous comprendrez pourquoi je l’aime et j’aime son combat pour la vie.

Elle est un beau témoignage de cette maxime que je viens donc de créer, et de décréter : “Au jeu de la vie, il n’y a que des gagnants”.

Cette petite Maxime ressemble certainement à beaucoup d’autres du même type que vous avez pu écouter, lire, ou voir dans des podcasts, livres ou outils consacrés au développement personnel, mais il n’y a rien de mieux que la pratique.
Pendant ces cinq dernières semaines, j’ai fait ce que je n’aime pas faire face à un problème, une difficulté nouvelle, je me suis plaint. Réflexe de sécurité, protection contre une attaque en règle totalement innattendue dans ma vie. Minceuuuu ! Je ne m’y attendais vraiment pas.

1. De la tromperie de la perfection

J’avais pris mon nouvel appartement, ajouté une nouvelle casquette professionnelle sur ma tête et ce pile poil au moment où j’avais prévu de le faire dans mon plan 2019.

Suite à cette “victoire”, j’avais même prévu de vous faire un bel article ici sur la beauté de la planification, de la pensée volontaire, comment tout est toujours nyanga* quand on se prépare bien. Je vous dis, j’étais sur un petit nuage.

En somme et pour parler vite et bien, j’avais idéalisé ma situation, ma vie, mes accomplissements. Erreur fatale à ne JAMAIS commettre.

2. Du réveil de la vie normale

En me laissant emporter par mes nouvelles joies ( je vis seule, j’ai un nouveau boulot), j’ai gommé volontairement les imperfections. L’essentiel était d’être chez soi, totalement indépendant. Tout irait bien, tout ne pouvait qu’aller bien.

Je me suis laissée porter par le vent: manger moins, prendre moins de temps pour écrire le matin, pour prier, pour méditer, couper ma routine sous prétexte que je n’avais pas le temps, moins lire parce que je n’avais pas le temps, ne plus avoir d’écouteurs parce que je devais dépenser mon peu d’argent utilement.

La liste que je fais plus haut semble triviale mais voyez-vous, ce sont des garde-fous que j’ai mis UN an et plus à mettre en place. J’ai mis des mois pour devenir régulière et mettre ces couches protectrices au-dessus de ma tête. Chacun ses protections, celles-là étaient les miennes.

Volontairement, sciemment, légèrement, j’ai brisé toutes mes protections et la vie a fait ce qu’elle si bien faire aux esprits mal avisés : elle m’a giflée. Vivre seule n’était plus si mignon. L’appartement était ce qu’il était, vétuste, la nouvelle casquette pro était ce qu’elle était, beaucoup moins jolie qu’il n’y paraissait.

Je me suis réveillée mais j’ai continué à marcher les yeux fermés telle une somnambule. Alors, imaginez l’effet. J’ai continué à me cogner, à avoir mal chaque jour un peu plus, vu que je refusais de regarder, et surtout comme tout somnambule, initialement j’ai gardé pour moi. J’ai tu ce que je ne faisais plus. Je n’ai plus écrit.

3. De la tentation du remplissage

Alors, somnambule de mon état donc potentiellement diminuée, j’ai rajouté le songe. Tout vouloir faire d’un coup pour répondre à la gifle. Annoncer que je revenais ici, lancer tous azimuts un podcast, vouloir reprendre la communication sur le compte personnel de mon entreprise. Aucune préparation, aucune imagination mais surtout, je ne voyais rien.

Alors forcément, je ne pouvais que me fier à ce que je ressentais. Et à mal me nourrir physiquement et intellectuellement, je ne pouvais que mal vivre. Les pleurs sont revenus, les souvenirs douloureux ont remonté. La vie a rajouté d’autres gifles (devoir accepter que l’un de mes parents peut passer de l’autre côté à tout instant désormais), et j’ai fini par m’ouvrir.

Oui, toujours dans le noir, j’ai commencé à parler. J’ai un peu mal pour ses oreilles compatissantes qui ont bien voulu m’écouter et pour une en particulier. Elle n’a pas réalisé ce dans quoi je l’embarquais et c’est l’occasion ici de lui demander sincèrement PARDON.

Le somnambulisme comme je l’appelle c’est la dépression sournoise et dure qui peut saisir chacun qui est déjà passé par là, sans qu’on y prête garde. Un ancien dépressif c’est comme un ancien toxicomane, il est toujours en rémission. Avoir vécu une dépression et avoir survécu ci prendre des médicaments à vie pour éviter les rechutes.

Pour beaucoup, ces médicaments sont d’actuels antidépresseurs, physiques. Pour d’autres comme moi, ce sont des barrières, des outils, des aliments intellectuels, spirituels que j’utilise pour me Protéger. J’étais en rémission, proche de la victoire et j’ai pensé que j’étais guérie et que je pouvais choisir toute seule d’arrêter le traitement.
Je me suis remplie, vidée, je dormais peu, je parlais trop mais de rien de ce qu’il fallait, j’étais mal et c’était devenu ma nouvelle nourriture.

4. Accepter donc que dans la vie, on est seulement gagnants

Dimanche dernier, j’ai atteint mon quota de pleurs, d’auto-apitoiement, et comme le Seigneur sait nous réveiller à sa manière, ma Lil Princess est tombée malade. Rien de grave, mais suffisamment pour me réveiller. Une amie chère m’a aussi giflée à sa manière et je n’étais pas totalement prête ( Dieu merci j’étais déjà réveillée quand la gifle est arrivée). Ce qui m’a touchée dans son message, ce n’est pas en soi son appel à me réveiller mais la sensation qu’elle m’a donnée que je l’avais elle laissé tomber. J’avais oublié qu’elle est aussi en rémission et que ne pas se nourrir des idées noires des autres, faisait partie de ses protections, comme mes écouteurs.

Pourtant je le sais, elle a écrit cela si souvent, mais je vous l’ai dit, je marchais dans le noir, aveugle, depuis six semaines, persuadée que j’avais les yeux ouverts comme tout somnambule. Je lui ai déjà présenté mes excuses plus haut, et je le fais encore ici. Je te demande pardon AMC.

Au réveil donc, j’ai eu une dernière discussion dont j’ai aussi failli perdre le sens avec Tonton Davy, son message, “dans la vie, je ne perds jamais, j’apprends seulement”.

Sur les cinq dernières semaines, j’ai en effet immensément appris sur moi. J’ai réalisé que la dépression je pouvais encore y retomber et que je ne devais jamais oublier mes médicaments. Je me suis aussi rappelée que j’étais une battante et j’aime les défis. J’aime jouer avec la vie, prendre ce qu’elle me donne et le transformer, l’impacter positivement même lorsque personne n’attend cela de moi. J’aime sourire, rire, danser, chanter et partager du bonheur.

Je suis fille aînée, leader par état, sans autre choix que de donner le meilleur. J’ai enfin ouvert les yeux après six semaines et par ce simple acte , je sais que ai déjà gagné.

Cet article a été moins facile à écrire qu’il n’y paraît mais je suis heureuse d’avoir pu poser les mots sans hésitation. Merci à tous ceux qui liront, à tous ceux qui partageront , vous êtes déjà des gagnants!

Love, Anna ❣️

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4 thoughts on “Au jeu de la vie, il n’y a que des gagnants

  1. Ton post arrive comme un coup de fouet. Je suis dans l’état où parce que j’ai été blessed, j’ai cette impression que tout ne peux qu’aller. Et effectivement, moins de suivi de routine, plus dans la “vie”. Merci de partager cela avec nous. Courage car la conscience est le first step.
    Bisou ma belle.

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