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La femme, une victime internationale


Le 19 Juin 2016 dernier, la première journée internationale de lutte contre le viol comme arme de guerre a été célébrée. Plus récemment, le 23 Juin 2016, c’était la cinquième journée internationale de la veuve et de l’orphelin qui étaient célébrées. Ces deux journées sont dédiées avant tout aux femmes. Toutefois, elles n’ont certainement pas le même retentissement que le fameux 08 Mars, malgré leur caractère important. 

Ces journées si preuves en était encore besoin, sont des symboles du statut plus que précaire de la femme dans le monde. Ces journées, sont un rappel de volontés manifestes pour “chosifier”, “affaiblir” la femme de par le monde. La femme, c’est une victime internationale, c’est une victime toute faite. 

Ainsi, dans tous les conflits internationaux, les violences faites aux femmes sont légion. Cette nouvelle invention qu’est le viol comme arme de guerre est une pratique si horrible qu’on est en droit de se demander comment elle a pu s’installer dans la conscience de nombreux “hommes”. Une de ses expressions les plus célèbres demeure celle du génocide rwandais. C’est d’ailleurs à cette occasion que le viol a été institué au rang de crime contre l’humanité dans certaines circonstances. En effet, imaginez des femmes violées sans objectif de les tuer. Imaginez des violeurs choisis car sortant de prison (le manque sexuel est ainsi plus installé) et porteurs du  VIH. Imaginez, des survivantes, détruites pour la vie et contraintes de prendre d’extrêmes précautions pour assurer la survie de leur race/ethnie. Ceci s’est passé à la fin du 20ème siècle (Avril 1994). Et le mal n’a de cesse de s’aggraver. De nos jours, ce sont ces femmes prises en otage au Sud Kivu ou encore ces autres contraintes à l’esclavage sexuel par les terroristes de DAESH ou par leur représentation en Afrique, BOKO HARAM.

Dans le même temps, au-delà de l’usage comme arme de guerre, le viol demeure banalisé. Les femmes trop souvent sont accusés de l’avoir provoqué, encouragé, du fait éventuellement d’une tenue trop suggestive.

Lorsqu’on étend la discussion aux veuves, sans pour autant être sujettes au viol, elles souffrent systématiquement à la mort de leurs maris. En Afrique, on vous parlera des rites de veuvage, souvent vils et douloureux. Vous verrez des femmes se faire déposséder de leurs biens par des familles cupides, qui parfois n’auront eu aucun égard pour leurs maris lorsque ceux-ci étaient encore en vie.

Deux journées internationales, pour rappeler que la femme devient facilement une victime. Deux journées internationales pour rappeler combien leurs droits sont méconnus. Deux journées internationales censées nous inviter à réfléchir hommes et femmes, sur la place réelle que nous souhaitons donner à la place de par le monde. Se limite t-elle à cet objet de désir? Cet outil de procréation, qui devrait de ce fait n’avoir aucun droit à la parole?

Il y a peu de temps, j’écrivais sur le féminisme et sur ma perception de ce mouvement. Je me demande où sont les féministes lorsqu’il faut parler de sujets aussi basiques et si sensibles. Je me demande où sont toutes ces associations qui aiment se réclamer associations de promotion de la femme. En effet, des journées comme celles-là, rappellent que les bases sont encore faibles.

Lorsqu’en tant que femme, vous pouvez donner vie, aller à l’école, grandir, travailler, rappelez-vous que pour le moment, vous avez de la chance. Oui, de la chance car trop nombreuses sont-elles encore qui n’ont droit à rien.

Love, Anna♦

 

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