De la liberté d’être à son compte


Il y a bientôt six mois, je célébrais mes derniers jours dans la posture d’employé. Il y a bientôt six mois, je changeais de statut, quittant celui de salarié pour celui de “chef d’entreprise” ou du moins-ce “co-gérante”. Ce choix je l’avais fait par conviction, convaincu qu’il était temps pour moi de changer non seulement de carrière mais aussi et surtout de mode de vie.

En effet, pour moi au-delà des difficultés et contraintes inhérentes au statut d’entrepreneur, être à son compte a toujours voulu dire être maître de son emploi du temps. J’ai eu pour exemple ma mère (oui j’en parle souvent), qui a toujours travaillé à son compte et qui a donc toujours pu être là pour nous dans les moments importants, sans avoir à gérer les particularités de l’emploi du temps d’un chef, ou d’une équipe. Je ne m’hasarderais pas non plus à faire le procès des grands groupes et d’aller jusqu’à supposer qu’ils empêchent les femmes notamment de profiter pleinement de leurs enfants. Toutefois, nous n’en sommes pas loin, surtout lorsque ces dernières n’ont pas atteint des postes élevés dans la hiérarchie professionnelle. 

Au-delà de la gestion des enfants et de leur emploi du temps, c’est de la gestion de son propre temps qu’il s’agit. Nombreuses sont ces fois où j’étais enclin à travailler toute la nuit, pleine d’inspiration, mais ayant dans le même temps l’obligation d’être à 8 heures tapantes, installée à mon bureau. Ne pouvant résister à l’assaut créatif qui me permettait notamment de mener à bien certaines tâches professionnelles, je suis donc parfois allée travailler comme un petit zombie, attendant avec hâte la fin de la journée, pour récupérer.

Depuis six mois, j’apprécie donc la liberté de travailler dans un environnement plus calme. J’ai apprécié la liberté de gérer ma maternité avec paix. Travaillant notamment avec ma mère en tant que co-gérante de l’entreprise familiale, et avec un focus sur le développement commercial, j’ai apprécié la liberté que j’ai eu d’organiser mon temps de travail, mes tournées de prospection et le temps que je consacrais au développement de mon agence de communication en parallèle.

J’apprécie la liberté intellectuelle de parler en certaines situations de dédouanement de marchandises, puis de fret maritime ou aérien, et en d’autres situations, face à d’autres types de clients, de parler traduction, consulting en événementiel ou gestion de marque.

J’apprécie ces petits bonheurs, cette paix. J’ai pendant ces premiers mois, gagnée moins d’argent, mais j’apprécie la liberté de savoir que je peux multiplier à l’infini car c’est ma liberté que de grandir, et de m’échiner plus pour multiplier les opportunités.

J’apprécie ce nouveau mode de vie, et ses contraintes et difficultés. C’est un mode de vie plus agréable, car j’ai le sentiment en permanence que mon futur ne dépend que de moi-même, mon bien-être est encore plus à ma totale responsabilité et c’est grisant!!!

Je ne veux pas non plus, faire une apologie bête et méchante de la vie de chef d’entreprise. J’ai aussi eu beaucoup de bonheur à être salarié car j’y ai gagné en discipline, en rigueur, j’y ai raffermi mon gout des challenges et de l’excellence. Je me rends encore plus compte que c’était nécessaire, utile, comme on dit chez nous “chaque chose en son temps”. Mon temps était arrivé, et autant je ne regrette en rien les six années de ma vie passées en entreprise, autant j’ai la certitude que le reste du temps offert sur Terre, sera un plaisir renouvelé au moins-ce sur le plan professionnel.

De la liberté d’être à son compte, du bonheur de s’être “retrouvé”, de la responsabilité de se conserver.

Love, Anna♦

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2 thoughts on “De la liberté d’être à son compte

  1. J’applaudis ton courage de te lancer. J’aimerais bien connaître les obstacles pour les entrepreneurs au Cameroun. Y a-t-il des structures d’accompagnement ? Merci

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    1. Les obstacles, je ne peux pas encore bien les développer, je dirai toujours les lenteurs administratives. Il y a un centre de création des entreprises (le CFCE) qui est basé à Douala, à Akwa. Mais en termes d’obstacles, je les verrai plus à mon retour de congés maternités, quand je vais bien développer le commercial et commencer à traîter des impôts. Stay tuned dear ooooh.

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