Entrepreneuriat, ce n’est pas une mode


Mes chers lecteurs,

Nous sommes Lundi. La semaine commence, c’est l’occasion d’être un peu sérieux. On va parler d’un sujet professionnel (dirons-nous) et surtout d’un sujet qui a le vent en poupe au Cameroun: l’entrepreneuriat.

Au collège, j’ai écrit mes premières rédactions et on nous invitait toujours à définir les mots-clefs. Selon Wikipedia, l’entrepreneuriat est “l’action de créer de la richesse et/ou de l’emploi par la création ou la reprise d’une entreprise. Les formes d’entrepreneuriat varient selon le type d’organisation qui est mis en place. L’entrepreneuriat peut créer des emplois.” En somme, le focus est placé sur la création de richesses et non sur le domaine d’activité (le numérique étant à la mode).

Ce que cela signifie c’est que chaque fois qu’on prend le risque de se mettre à son compte, d’être son propre patron, avec une existence juridique, on est entrepreneur. Mais aussi, l’aspect “création de richesse” suppose à mon sens, que l’entreprise fonctionne, avec des charges, des revenus, la capacité à la fin d’une année de mesurer l’un et l’autre (quite à être dans un premier temps déficitaire).

En ce qui me concerne, j’apprécie vraiment cette définition car elle me semble coller à la réalité que je vis depuis quelques mois, et surtout elle enlève tout l’aspect “strass et paillettes” que d’aucuns voudraient associer au statut d’entrepreneur et élargit le spectre de la création d’entreprise hors de l’espace tech qui est lui aussi sur-exposé. Ainsi que ce soit en tant qu’agence conseil, ou en tant qu’agriculteur, on peut être considéré comme entrepreneur.

Donc l’entrepreneuriat c’est avant tout pour moi (et au vu de mon expérience), l’identification ou la création d’un besoin pour lequel on a auparavant identifié une cible, un créneau, un marché et qu’on souhaiterait attaquer sur la base d’une offre différenciée. Dans le cas de mon agence par exemple, je propose des services qui pour certains existent déjà largement mais j’ai décidé d’y apporter ma touche personnelle qui je l’espère saura faire la différence.

L’entrepreneuriat c’est être en mesure de tout faire soi-même car dans la réalité (et non le rêve des success story), on a en général pas les moyens de recruter dès le départ. Mais c’est aussi avoir l’humilité de reconnaître ses limites pour soit se former, soit aller vers les experts qui nous donnent les bonnes réponses et être prêt à payer le prix. C’est en plus être souple et flexible, pour faire évoluer son offre, son service ou son produit en fonction de l’évolution du marché ou des leçons apprises sur le chemin.

Dans ma réalité de ce fait, être entrepreneur c’est ardu, ça mérite de la volonté et ce n’est absolument pas le truc “fun”, “à la mode” que les médias veulent montrer. Ce n’est pas LA solution miracle au chômage des jeunes en Afrique. Ce n’est pas un monde plein de stars au contraire. Je crois que les stars ce n’est pas plus de 5% et surtout, ce n’est pas un monde réservé aux jeunes.

Je vous reparlerai sûrement de mon expérience de ce monde. Je n’aurais aucune solution miracle et ça pourra peut-être faire “déjà vu” mais on ne ré-invente pas la roue. J’espère pouvoir faire découvrir un quotidien différent et réaliste de la vie d’entrepreneur en Afrique et au Cameroun.

En attendant, quelle est votre vision de l’entrepreneuriat ici (au Cameroun, en Afrique) ou ailleurs? Parlons-en ici, sur Facebook ou sur Twitter. A tout à l’heure.

Love, Anna♦

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7 thoughts on “Entrepreneuriat, ce n’est pas une mode

  1. D apres moi l’ entrepreneuriat comme tout ce qui se fait dans ce monde respecte la loi de Pareto . c est a dire que 20 % d’ entrepreneurs font 80% de revenus dans le mileu . il faut donc se battre pour etre dans les 20 % .Parce quoi qu ‘on dise les 20 % existe bien dans notre environnement meme s’ ils ne sont pas tous sous les feux de la rampe .
    Moi je me bat comme on dit au pays dans l intermediation commercial agricole avec un objectif de chuter dans la production agricole . Le développement des start up numeriques et la pub qui est faite de ces strat up ne me derange pas .Pour moi c est plutot un plus pour les agronomes et producteurs que nous sommes et c ‘ est pourquoi je suis les activités dans ce secteur au niveau du Cameroun et de la France de tres près . je cherche a prendre avantage de ce boum.

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    1. Super commentaire et merci pour le stop. La publicité générale ne me dérange pas et au contraire elle est positive. Mais comme souvent chez nous, c’est le contenu qui me dérange. Il faut pouvoir faire la bonne promotion, des bonnes pratiques et donner la bonne image, that’s all.

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    1. Pour moi oui, à partir du moment où il pose DES ACTES CONCRETS en vue d’arriver à la création effective de son entreprise. Mais de plus en plus, les porteurs de projets ne demeurent que des porteurs de projet dans notre environnement et cela suffit parfois pour faire d’eux des exemples. Is this not an issue?

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      1. Effectivement, je vois beaucoup de personnes se présenter comme des porteurs de projets, mais ne les connaissant pas, et ne connaissant pas leurs projets, je ne peux dire si notre environnement (à moins que ce soit toujours leurs propres amis qu’on appelle environnement), a raison de les ériger en exemple ou pas

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  2. Ah ah ah superbe article. Réaliste. On en fait vraiment un peu trop sur les “startup” tech et à un moment ça saoule disdonc. J’ai ma boite légalisé et je ne comprends pas l’euphorie sur les réseaux sociaux avec les gens qui s’empresse de mettre CEO et founder mais qui n’existent que virtuellement là.

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