ecriture

Du processus d’écriture et de la liberté d’être soi.


Avant de faire un article sur une grande thématique lol, j’avais envie de partager aujourd’hui sur le processus même d’écriture. Très souvent, j’ai des amis qui m’ont demandé comment je faisais pour trouver l’inspiration de ce que je partageais ici. Par quel chemin je passais et comment ça commençait. En général, j’avais envie de dire, rien de spécial, « ça vient comme ça ». Et puis, je me suis rendue compte que ce n’était pas exactement ça.

Je me suis surtout rendue compte que chacun de nous a une manière spéciale, différente de faire une chose et l’écriture ne fait pas exception sur ce chemin.

En ce qui me concerne, j’ai grandi en étant une grande introvertie. J’avais pris l’habitude d’encaisser, d’internaliser en silence mais surtout de ruminer. J’utilise volontairement le terme « ruminer » car j’associe l’énergie négative qu’il y a derrière. Ruminer, car parfois j’ai gardé jusqu’au point de tomber malade. Et c’est ainsi que j’ai appris à écrire.

Lorsque je choisis d’écrire, notamment sur un sujet personnel, je choisis de prendre de la distance. Je me décortique, je m’auto-analyse et je tire un enseignement d’un vécu, d’une situation et je cherche les mots à mettre dessus. Ce processus dure le temps que je sonde, comprenne et accepte ce que je vis, ou la transformation qui s’opère. Même lorsqu’il s’agit d’un sujet de société, le processus est le même, je vais au plus profond de moi-même pour chercher à comprendre, à lier de points.

Et c’est ainsi que j’écris. Je fais comme une collection de sensations, de pensées, de mots. Ils m’habitent littéralement pendant plusieurs jours. Les mots ne sont jamais totalement au centre de ma pensée, ils sont comme en arrière-plan jusqu’à ce que je sente le désir patent de m’asseoir et d’écrire.

J’ai dû comprendre ce mécanisme de fonctionnement pour mieux comprendre mes temps de silence. J’ai dû accepter que plusieurs  mois puissent passer si le sujet me tenait trop à cœur. Cependant, j’ai aussi réalisé que si je voulais créer une habitude plus certaine, il fallait que je me nourrisse.

Se nourrir c’est apprendre de nouvelles choses, lire, écouter de podcasts, regarder une série. Mon style d’écriture et mon rapport à l’écrit nécessitait que je crée autour de moi le bon environnement.

Tout ceci vous pouvez l’imaginer est une analyse personnelle. Je ne suis pas forcément aller et prioritairement demander l’avis d’une autre personne. J’ai dans une moindre mesure, observé chez moi ce qui revenais, afin de créer une habitude.

Pourquoi se donner cette peine pourrait-on penser ? Le blog n’est pas une rémunération, ce n’est pas un nouveau moyen de gagner de l’argent. Cependant, écrire est une discipline qui mérite d’être exécutée avec soin. J’ai déjà partagé ici les dix raisons pour lesquelles j’écris. Avec le temps, cependant, une seule est devenue centrale. Mes écrits doivent pouvoir aider d’autres personnes à mettre des mots sur leur vécu ou à tirer une leçon.

Nous sommes nombreux à vivre des coups durs ou des événements heureux. De même, nous sommes nombreux à observer l’avancée du monde en nous interrogeant. Pendant longtemps, j’ai pensé écrire pour moi-même. Mais cela n’aurait juste pas de sens. Ecrire pour soi, signifierait écrire dans un carnet intime, tout simplement.

Mon processus d’écriture intègre donc de plus en plus cet aspect « analyse » car je mets un peu à la place de celui qui va lire et je veux qu’il comprenne ce qui a été dit. Je veux qu’il y trouve de la matière, et ça peut prendre du temps.

C’est aussi de cette manière que j’ai commencé à écrire des articles plus longs. En effet, je me suis rendue compte que parfois pour donner de la matière, il fallait donner tous les détails. Lorsque je relis certains de mes anciens articles, j’ai envie de rajouter tellement de mots. Je ne les retouche pas car je suis de ceux qui croient que chaque expérience mérite d’être vécue. De ce fait, ces anciens articles ont toute leur place.

Aujourd’hui par contre, je tourne et retourne les mots dans ma tête. Cependant, le revers aussi c’est que parfois j’ai des bribes d’idées. Si je ne pense pas avoir suffisamment à dire sur le sujet, je vais juste interrompre le brouillon et le mettre à la poubelle. C’est le cas de cet article.

Le brouillon de deux paragraphes avait été rédigé depuis des mois. J’avais la sensation que finalement je n’avais pas grand-chose à dire, et que c’était profondément inutile. Je suis revenue dessus aujourd’hui, comme par hasard et il m’a interpellé. Je l’ai donc complété.

La clef est donc de rappeler le fait que dans toutes nos actions et activités, il faut identifier votre mode de fonctionnement. Ici, je parle d’écriture. Il pourrait s’agir de la manière de faire le ménage ou de votre pratique du sport. Les chantres en développement personnel vous offrent de multiples outils aujourd’hui d’organisation de vie. La routine matinale en fait par exemple partie.

Dans l’utilisation de tous ces outils, il est important de ne pas se perdre et d’écouter avec soin la voix de notre intuition et de notre être profond. Il n’y a pas de course à l’excellence. Il n’y a de course à la productivité que dans la mesure où elle vous est utile. Vivez une vie où vous vous comprenez et vous assumez vos choix.

Si vous n’êtes pas capable de vous comprendre, de vous apprécier, de vous développer, personne ne le fera pour vous. Je n’ai jamais appris des techniques d’écriture en tant que tel. J’ai gardé les préceptes de la rédaction scolaire (un paragraphe, une idée) et j’ai appris un peu à écrire sur internet (Content Marketing). Cependant, le fond du processus reste le mien.

Je le partage certainement avec beaucoup de personnes qui se disent « écrivain », et personnellement, je ne me définis pas encore comme tel. Alors, sur le chemin de la croissance dans cet art, je prends le temps de me comprendre et de me développer en fonction de mes capacités et de mes attentes.

Avoir accepté cette petite et douce évidence, dans le domaine de l’écriture tout comme dans ma vie en général, me rend au final plus productive. Cette réalité dont je fais le diagnostic toute seule, semble d’ailleurs correspondre à l’un des principes évoqués par Stephen J Covey dans son livre « 7 Habits of Highly Effective People ».

Ma première partie de revue de ce livre, sera l’objet de mon prochain article. Je ne vous en dis pas plus. Si vous êtes arrivés jusqu’ici, je vous en remercie. Retenons que ce billet, au-delà de décrire mon processus d’écriture, visait surtout à nous libérer de nos pesanteurs. Le message clef : fais ce qui te sied, le reste suivra.

Love, Anna.

2 thoughts on “Du processus d’écriture et de la liberté d’être soi.

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