pain-douleur

Peur, douleur et tout ça, tout ça


Un certain 16 Janvier 2016, j’ai pour la première fois affronté la mort. Cette journée avait pourtant commencé comme toute autre. Un Samedi, une visite prénatale m’avait fait sortir et avant 14h, je me contemplais couchée. Je ressentais une certaine douleur.

J’étais entourée de personnes m’incitant à ne pas bouger, observant ce piéton gravement blessé par ma voiture. Je ne pouvais que m’interroger sur la grâce qui avait gardé mon fœtus et moi en vie.

Ce jour-là, j’ai envisagé la mort et j’avais pensé naïvement que désormais rien ne pourrait être pire.

De même, j’avais 7 ans lorsque je vécût mon premier deuil proche. Il s’agissait de ma grand-mère maternelle, l’une des personnes sur terre avec laquelle je me sentais particulièrement connectée. Je n’avais pas réalisé tout de suite, ou plutôt si mais j’étais secrètement persuadée (et je le suis toujours d’ailleurs) d’avoir gagné un ange qui veillerait précieusement sur moi. Toutefois, cela n’empêcha pas la douleur de surgir quelques temps après son décès. Elle me manquait tout simplement.

Depuis, les années ont passé et j’ai perdu d’autres êtres chers: oncles, amis, connaissances, des personnes qui le temps d’un instant ou d’une vie m’avaient marquée. On aurait pu penser que je me serais habituée, que j’aurais appris à accepter que c’était tout simplement notre chemin à tous…

D’une certaine façon, je pense l’avoir accepté, mais la peine, elle, prend toujours sa place, ne serait-ce que pour un moment.

C’est ainsi que j’aurais pu penser qu’affronter la mort, m’aurait créée une couverture, que dis-je une armure anti-douleur, de même que perdre ma grand-mère m’aurait appris à accepter le deuil, m’aurait protégée de douleurs à venir. Mais au final, il n’en est rien.

La douleur, la peine tout comme le bonheur sont des émotions humaines, des émotions courantes, je dirais même involontaires. Il est vrai qu’on peut choisir d’être heureux, se battre contre la tristesse mais la douleur, on la ressent d’abord, puis on peut décider de s’en débarrasser mais difficilement. On peut juste vivre, attendre que ça passe et emplir son cœur de sensations positives.

Donc oui, j’ai fini par comprendre que la douleur ne protège pas de la douleur, la peine ne protège pas de la peine. Un deuil n’habitue pas à un autre. Tout au plus, ces expériences, ces difficultés nous aident à cultiver plus de force. Elles nous préparent à nous “remettre” plus rapidement et puis c’est tout.

Vivre est un art, vivre heureux une science, vivre sans douleur, une utopie, mais tout ceci, tout ça, tout ça c’est la vie et c’est tout cela qui la rend si passionnante.

Alors, vivez, rêvez, foncez, et toujours allez de l’avant.  Qu’en pensez-vous. Vos retours sont attendus en commentaire, sur Twitter ou sur Facebook

Love, Anna♦

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