Pour célébrer, disons MERCI


Sur cette plateforme, nous lançons aujourd’hui la célébration des 10 ans et pour célébrer j’ai un seul mot dans le coeur: Merci.

Ce blog n’est pas le plus lu de la planète. Je n’ai pas un nombre de vues qui se chiffre en centaines de milliers de vues, mais j’ai eu des témoignages vivants et exprimés de son impact.

Je rends grâce pour cette vie que j’ai pu vivre avec toutes ces péripéties, qui ont pour certaines été source d’inspiration pour des écrits ici.

Je suis honorée d’avoir donné mon avis sur des sujets essentiels, la citoyenneté, la vie de femme et parfois pendant des temps troublés (Élections 2018 ou Drame d’Eseka en 2016).

Toujours, j’ai assumé de dire ce que je pensais. Parfois, je ne suis pas allée au bout, soucieuse de ne pas réfléter les extrêmes.

Aujourd’hui, je célèbre mes efforts. Plusieurs fois, je me suis demandée si cet espace valait la peine d’être nourrir et j’ai voulu tout arrêter. Mes temps d’écriture sont à l’image de cette sensation. Les cinq dernières années ont été ainsi pauvres en écrits réguliers.

A ma grande surprise toutefois, votre réponse chers lecteurs est toujours manifeste. Pour un peu que je revienne ici pour plus d’une semaine, vos réactions, commentaires ou partages donnent tout de suite du sens au périple.

Qui dit périple, dit en somme une histoire à raconter. Qu’avons-nous pu partager en dix ans? Quels axes avons-nous considéré ?

De manière synthétique, je dirais que La Case d’Anna m’a vu grandir, progresser et fleurir. De jeune dame plus ou moins saisie de peur, je suis devenue une femme qui avec assurance affirme ses opinions. De chrétienne soucieuse de ne blesser personne, je suis devenue une pratiquante convaincue de la Bonté de Christ pour tous. De ce fait, je n’ai de cesse de partager cette bonté dans mes écrits au hasard d’un texte ou d’un autre. De femme en doute sur la nécessité de l’union matrimoniale, je suis devenue une femme amoureuse des familles heureuses. Toujours en train de bâtir la mienne, je m’y prépare avec joie et humilité.

Ainsi, si de leçons j’avais retenu de mon parcours, à vous transmettre, il y aurait:

I. La discipline

Tenir d’écrire même à une fréquence non-régulière est une disposition à travailler un muscle, celui de l’esprit. Vous ne pouvez qu’en sortir grandis. 

La discipline c’est aussi écrire toutes les fois où on en a pas envie a priori mais qu’on a déjà pris rendez-vous avec soi-même. Une rencontre se tient. Il devient essentiel de la tenir.

Écrire au cours des dix dernières années sur La Case d’Anna a cultivé en moi la nécessité de faire ce qu’il y a à faire lorsqu’il faut le réaliser.

II. La curiosité

Il faut s’intéresser à du nouveau contenu pour avoir de la matière à partager. Il faut s’ouvrir à des cultures différentes pour faire fi du cercle habituel. Pour assumer un point de vue, il faut le confronter à des pensées différentes ou a minima l’avoir suffisamment éprouvé.

Passionnée de la vie et des êtres humains en général, mes réflexions ici m’ont mené à de belles recherches. Ainsi, en dix ans, j’ai par exemple lu un plus grand nombre de polars pour avoir plus de livres à partager ici.

D’ailleurs, il est temps d’y retourner. Au cours du mois de Novembre, nous irons à la découverte pleine et totale des mondes de mon esprit

III. La passion

Écrire est une seconde nature. Je peux passer des mois à fuir cet espace. Toutefois, il est une de mes ancres. Écrire c’est comme respirer. J’en ai besoin pour être équilibrée, pour me délester des attaches inutiles, et pour challenger en permanence ma vision du monde. Avant et après les temps d’écriture, le changement pour moi est perceptible. Cette passion, je l’ai acceptée et nourrie sur La Case d’Anna.

IV. Se laisser surprendre

Pour écrire, je suis passée certaines fois par un temps de larmes. Le sujet pouvait s’avérer si sensible pour moi, qu’il provoquait des émotions que je n’avais pas planifiées.

De la même manière, relire certains articles me donne la chair de poule. Je m’émerveille devant les mots posés ou face à l’émotion encore vive qui remonte à la lecture d’un texte.

De ce fait, j’ai l’assurance que s’il n’y avait qu’un seul lecteur sur cette plateforme, j’écrirai quand même.

J’ai été surprise aussi par des réactions. Sur Facebook, quelques-unes de mes publications ont alimenté des débats contraires. C’était un émerveillement car l’écriture à mon sens doit pouvoir nous challenger.

Certains articles ont impacté d’autres personnes en mieux et j’ai été honoré que cela ce soit fait à travers moi.

Généralement, je rends grâce du fait que l’écriture soit un don pur reçu du Seigneur. On me demandera souvent comment j’écris. Je ne saurai répondre. C’est là et ça a toujours été là.

Relire parfois certains de mes articles, est une surprise personnelle et je serai heureuse de garder cet émerveillement.

En somme, et pour terminer cet article et cette entrée dans les 30 jours de célébration, je vous dis MERCI.

MERCI pour vos mots. MERCI pour vos vues. MERCI pour votre temps de lecture. MERCI pour vos feedbacks. MERCI pour les hauteurs que nous prendrons encore avec cet espace. Joyeux anniversaire à la Case d’Anna.

La bise,

Anna ❤️

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