6 astuces pour une meilleure estime de soi


A chaque fois que je me pose moi-même la question de savoir comment j’en suis arrivée à devenir fan de moi-même, j’ai une forme de gêne à recentrer l’attention sur moi, pour quelque chose qui en soi devrait être naturel.
  1. Il est naturel, nécessaire et normal de s’aimer

Lorsqu’un enfant naît, tous ceux qui sont en interaction avec lui dans les premières semaines de sa vie sont en extase. « Elle est toute mignonne », « qu’est-ce qu’il est beau », « cet enfant est adorable ». De même, les parents expliquent de manière très agréable les insomnies, tant ils sont amoureux.

Cet amour des premiers jours, est la première vitamine d’estime de soi, pour tout être qui vient sur terre. Ma mère, qui s’est formée en éducation spécialisée et a choisi de se concentrer sur la petite enfance, me le rappelle tout le temps : tout se passe entre 0 et 5 ans.

De 0 à 5 ans, l’être humain constitue sa personnalité, son estime de lui, et nombre des blessures qui impactent notre caractère à l’adolescence, ou à l’âge adulte trouvent leurs origines dans les manques créés durant la petite enfance.

De fait, dire à un enfant qu’on l’aime, le féliciter pour ses petites réalisations, ne pas dramatiser ses manquements, être à son écoute véritable, voilà autant d’éléments qui construisent une estime de soi positive.

En ce qui me concerne, certains éléments étaient positifs, d’autres ne l’étaient pas. De fait, j’ai commencé à nourrir des blessures d’estime de soi qui se manifesteront plus tard à l’adolescence. Elles auront eu pendant longtemps un impact négatif sur l’image que je pouvais avoir de l’être humain que j’étais.

Lorsque j’ai fait le trajet inverse pour reprendre le contrôle de mon estime et me nourrir d’amour, la première étape a été d’accepter que j’étais une enfant aimée. Peut-être pas comme je le voulais, ou je l’aurais souhaité, mais assurément, mes parents étaient fous de moi. En prendre conscience incontestablement, sans laisser des pensées négatives altérer cette vision, m’a aidé à dire « Oui Anna, tu mérites d’être aimée ».

  1. L’estime de soi est aisément altérée par des traumas

Pourquoi ai-je perdu l’estime de moi, ou plutôt comment peut-on perdre l’estime de soi ? Un récit détaillé de ces évènements sera peut-être un jour le sujet d’un livre (biographique ou non). Pour résumer toutefois les défis qui ont affecté Anna, on parlera de blessures de l’âme de traumatismes physiques et psychologiques qui ont émaillé mon adolescence et une partie de l’âge adulte.

A un moment donné, dépassée et épuisée mentalement, j’ai eu recours à la thérapie. A la suite, et dans mon vécu de transformation, j’ai utilisé ma foi chrétienne. En renouvelant ma relation avec le Seigneur (ça peut paraître banal ou déjà-vu), j’ai pu trouver les textes (bibliques) et les encouragements pour me voir différemment.

Depuis ma transformation, je rencontre dans divers environnements des personnes blessées. Les évènements tels que de mauvais traitements reçus dans l’enfance, des relations familiales déséquilibrées (vivre sans un parent, divorces, parent d’une rigueur peut-être excessive ou mal perçue, manque d’expression des émotions, deuil), ou des traumas (incestes, attouchements, viols) dans l’enfance ou à l’âge adulte peuvent être suffisants pour mettre à mal l’amour inconditionnel que nous devons avoir pour nos personnes.

Dans son livre (que j’ai hâte de découvrir), l’auteur Lise Bourbeau identifie les « 5 blessures qui empêchent d’être soi-même). Ceux sont : la trahison, le rejet, l’abandon, l’humiliation et l’injustice. Une fois installée et quelles qu’en soient les causes, il faut un long voyage pour en guérir. Elles peuvent être très longues à guérir car tout le monde n’arrive pas à les identifier du premier coup. Or, pour entamer un processus de guérison, il faut épeler les lettres du mal subi.

Avez-vous déjà observé cette personne aisément violente, ou insultante, qui a la moindre remarque sur elle s’emporte ? Je crois qu’on a tous déjà rencontré ce type d’êtres au moins-ce une fois dans nos vies (Side note : je crois que j’ai longtemps été un de ces éléments). Dans la plupart des cas, nous pouvons être durs et intolérants, car nous nous sentons agressés face à leurs réactions.

Avec un peu de recul, nous nous rendrons compte que ces personnes réagissent à des émotions anciennes. On les définit comme des déclencheurs (en anglais « triggers).  La psychologue Nicole LePera a écrit un livre intitulé « How To Do The Work ». Via son compte Instagram (The Holistic Psychologist), elle invite sa communauté à guérir par soi-même des différentes blessures de l’âme. Pour avoir été elle-même une victime, elle s’est consacrée à la compréhension des différents éléments qui peuvent susciter le rappel des traumas dans les attitudes des personnes blessées. Elle accompagne ainsi ceux qui veulent guérir par eux-mêmes et trouver de nouvelles voies pour profiter de la vie.

  1. Le souvenir nous met face à un choix : vivre ou mourir

En dépit de tout, nos traumatismes ne doivent pas rester limitants. C’est le message que j’ai partagé avec des survivantes de violence de guerre. Elles décrivaient des souvenirs dont personne ne voudrait conserver la trace. Pourtant, dans leurs mémoires respectives, les images ne pourront probablement jamais s’effacer. Le sentiment d’être devenue une tâche est lui aussi très ancré. Toutefois, comme je le leur ai dit, elles ont survécu. Elles ont donc le choix d’y donner un sens ou de mourir intérieurement et éternellement.

Ce choix, je l’ai eu. Me regarder dans une glace et volontairement mettre mes mains au-dessus de mes yeux, pour ne plus rien voir. Ou encore, rester sous la douche pendant plusieurs minutes à se frotter énergétiquement. Des scènes dignes de films mais qui pour le reste de ma vie, sont devenues des souvenirs. Vivre, espérer et aimer doit être compris comme un acte de volonté.

Par conséquent, je pourrais vous dire que le suicide n’est pas de la faiblesse, c’est tout simplement le choix de faire taire cet être qu’on ne peut plus regarder en face.

S’aimer et s’apprécier face aux difficultés vécues, est un CHOIX. Oui, j’ai choisi de m’aimer. J’ai choisi de m’apprécier et de lister pour moi-même et avec gratitude, les choses positives qui font de moi l’être que je suis.

  1. S’aimer nécessite d’accepter son caractère unique.

Le regard des autres, et l’observation des vies adjacentes aux nôtres, est un facteur rapide de découragement. Pourquoi travaille-t-il pendant que je chôme ? Comment ai-je pu perdre cette opportunité qu’elle semble avoir saisie aisément ? Pourquoi ne suis-je jamais au courant de certains types de recrutement ? Quand est-ce que je serai en mesure de m’acheter un sac de marque ? etc.

Lorsqu’on guette par la fenêtre, la vie de l’autre semble toujours briller. Avant la mise sur pied des réseaux sociaux, les fenêtres étaient limitées. Aujourd’hui, tout le monde sait tout sur tout, et chacun s’occupe des autres au lieu de s’occuper de soi.

Ces pratiques existaient déjà auparavant. Cependant, pour se laisser détruire par la beauté de la vie de Kim Kadarshian aux US, lorsqu’on vit à Sangmelima au Cameroun, aujourd’hui il suffit de deux clics. Du fait d’en savoir peut-être moins sur les autres, on pouvait assurément apprécier mieux ce qu’on avait.

A titre personnel, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai pu me laisser abandonner à regarder la vie des autres. Ce n’était pas tant le fait de se dire qu’ils avaient plus. Plutôt une sensation de lourdeur. Quand on se rappelle, qu’on a déjà vécu beaucoup trop et on voudrait juste un peu de paix, on a du mal à accepter que cela n’était qu’une étape.

Cette expression « le meilleur reste à venir ». Je vous l’assure, lorsqu’on perd l’espoir, cette phrase peut tuer. Se l’entendre dire, peut ressembler à un couteau planté dans notre cœur. On arrive à se dire, « je suis tellement nulle que je ne sais même plus espérer ». Quand on arrive à observer que le pas d’après, et qu’il est titubant, il est quasiment impossible d’imaginer qu’au prochain tournant, on pourra tenir debout.

Ainsi, le concept de différentiation, et de parcours de vie potentiellement exceptionnel pour tous, apparaît comme un calembour, pour celui ou celle qui a perdu la foi en lui. « Je suis unique ? », « unique de malchance certainement ».

Pourtant, et avec ferme assurance, nous devons être convaincus que nous sommes uniques pour pouvoir nous aimer pleinement. Pourquoi ? Car unique ne veut pas dire parfait. En acceptant notre caractère unique, nous acceptons notre droit à avoir des défauts, commettre des erreurs, en tirer les leçons et avancer.

J’ai appris à reconnaître que mon temps n’était pas celui des autres, et que mon vécu n’était pas comme un panier des champs, remplis d’herbes sauvages. Mieux, s’il s’avérait être rempli d’herbes sauvages uniquement, elles devraient pouvoir m’aider à créer une infusion qui soigne toutes les maladies. Je serais en mesure ainsi de soigner le plus grand monde, et d’être accomplie.

Est-ce que le concept est clair ? Je pourrais aussi mentionner le dicton populaire devenu référence: « si la vie nous donne des citrons, faisons-en une limonade ».

Mon caractère unique donne un goût déjanté à la limonade de ma vie, goût que seul moi peut apprécier, donc autant m’aimer en priorité.

  1. S’aimer c’est avant tout vivre !

L’une des premières conséquences que j’ai pu observer chez moi ou chez d’autres du fait de ne pas s’aimer, c’est l’incapacité à vivre toutes vos vies.

On ne souhaite prendre aucun risque, on vit chaque jour en faisant exactement la même chose. Pis, on se donne mille et une raisons pour ne rien essayer de nouveau ou pour ne pas donner le meilleur de soi-même dans tel ou tel aspect de notre vie (le travail, les amours, la parentalité, les projets, etc.).

Vous allez ainsi voir une dame s’interdire de rencontrer de nouvelles personnes car elle estime en avoir marre de l’amour. Vous verrez un autre décider qu’il n’a pas le temps de voyager et que ce n’est pas nécessaire. Un troisième humain qui n’envisage aucune promotion professionnelle, car c’est certainement pour les autres et non pour lui.

Ce qui attriste, c’est aussi tous ces êtres animés de rêves qui ne réalisent aucune étape, susceptible de les en rapprocher. De facto, ils se considèrent indignes de cette réalisation.

Pour s’aimer, il faut accepter de vivre. Il faut pouvoir se dire qu’on ne sait pas tout mais qu’on apprendra. Ou encore qu’on n’a pas encore les moyens, mais qu’ils viendront lorsqu’on en aura besoin. Mieux, qu’on a ce qu’il nous faut, il suffit juste de mieux savoir l’utiliser.

En ce qui me concerne, ces dernières années, ont été un chemin vers un autre moi. Qu’est-ce que j’ai pu faire : identifier ce que j’aime véritablement faire, me donner des opportunités pour l’accomplir et ne pas juger mes réalisations partielles ou mes débuts. Exemple : j’assume que j’aime chanter. Je ne suis peut-être pas la meilleure des chanteuses, mais je m’en fous. Quand je veux, je chante, sourire. Autre exemple, je commence à accepter que j’aime les voyages. Conséquence : revoir la structure de mes revenus pour pouvoir m’offrir plus souvent des excursions ailleurs que dans ma ville de résidence. Dernière illustration, j’aime me faire belle pour moi-même. Pour ce faire, j’ai remis à jour mes compétences en maquillage, et je me maquille plus souvent.

S’aimer totalement demande ainsi de vivre toutes ces aventures, de découvrir toutes ces teintes de nos êtres et de peindre une toile pleine de couleurs pour l’histoire de nos vies.

  1. S’aimer c’est enfin transmettre l’amour

Lorsqu’on s’aime véritablement, on doit travailler volontairement et en permanence, à transmettre de l’amour autour de soi, mais pas n’importe comment.

J’aime beaucoup le principe que j’ai souvent retrouvé dans mes lectures : savoir définir ses limites, ses frontières. En effet, si on a réalisé un travail immense sur soi, on doit pouvoir reconnaître qu’on peut encore selon les cas être fragile. De fait, il faut savoir protéger notre énergie positive des ondes négatives des autres. Ces autres peuvent être notre cercle familial, amical, professionnel ou amoureux. Ils peuvent aussi être les contenus dont nous nous abreuvons (audio et vidéo), les environnements que nous fréquentons et bien sûr les personnes dont nous sommes proches.

Ainsi, lorsqu’on ré-apprend à s’aimer, parfois on peut changer de cercle. Pourquoi ? Tout simplement parce que ceux qui étaient là pouvaient contribuer consciemment ou inconsciemment à nous encourager dans notre haine de nous-même. De manière pratique, si vous restez autour de personnes qui ont toujours la critique facile sur toutes vos actions, alors que vous-mêmes cherchez encore à y croire, quel effet cela aura-t-il sur vous ?

Lorsqu’on trouve paix et amour, on apprécie de moins en moins de devoir se justifier en permanence sur tout et rien. Au-delà de tout, on devient de moins en moins fanatique des engueulades. Personnellement, je dois reconnaître que j’ai encore du chemin à faire sur ce plan : cultiver le calme en tout. Toutefois, j’apprécie d’avoir cette volonté permanente. On vient de loin.

Pour finir, s’aimer c’est aussi transmettre l’amour et accompagner d’autres à s’élever. Participer à des actions caritatives, s’investir pour des causes citoyennes, donner son avis plus marqué, etc. Lorsque, vous apprenez à vous aimer, vous avez une définition plus précise du monde dans lequel vous souhaitez vivre. Pour ce faire, vous êtes plus à même de contribuer à son éclosion effective.

Comme Martin Luther King, nous avons tous un rêve pour notre société. L’amour que nous nourrissons en nous, nous permettra à terme de mieux transmettre notre rêve.

En Conclusion,

Le chemin vers l’estime de soi est parsemé d’embûches aussi vastes que les épreuves qui nous ont individuellement façonnés. Pour certains, c’est une grâce qui ne les a jamais quittés, pour d’autres, c’est une compétence perdue qu’il a fallu de nouveau intégrer.

Quoi qu’il en soit, il nous appartient aussi de créer pour les générations futures, un monde où chacun s’aimera un peu mieux. Soyons attentifs à nos enfants, à tous ceux qui croisent notre chemin, pour créer une culture différente. Je garde à l’esprit que l’amour de soi n’est pas la vantardise ou le mépris de l’autre.

C’est une acceptation de la beauté infinie qui réside en toutes les créatures terrestres que nous sommes. Recherchons et cultivons cette beauté chez nous et chez les autres. Il y a de nombreuses personnes qui par leurs actes, nous poussent à nous demander parfois si elles méritent l’estime, mais mêmes pour ceux-là, nous devons trouver la force d’aimer.

L’amour si je devais le définir ainsi est notre plus petit dénominateur commun, la première valeur à se transmettre et à transmettre aux autres.

Sur le chemin de l’amour, je reste et demeure. Je n’ai pas fini d’apprendre et j’espère que ce partage, vous aura permis de nourrir vos propres questionnements. Continuons de grandir ensemble, et n’hésitez donc pas à partager votre avis en commentaire. Allons-y ensemble.

Love, Anna.

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2 thoughts on “6 astuces pour une meilleure estime de soi

  1. Merci pour ce bel article Anne! Tu as répondu à ma question. Voilà ce que je retiens: l’amour de soi, faire ce qu’on aime et quitter les personnes qui ont une énergie qui nous incite à nous détester!

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