Se-trouver

Quand tu as fini de te trouver, ne fuis plus


En début d’année 2020, j’écrivais un article qui démontrait que 2019 avait été pour moi, l’année de la rencontre avec moi-même. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Je ne saurais plus vous dire.

Pourquoi ? J’ai acquis la certitude qu’au fond, on sait toujours profondément qui on est, et ce depuis très longtemps. Toutefois, pour des milliers de raisons possibles, cette personne se retrouve enfermée au fond de nous-mêmes et nous avons la sensation de l’avoir perdu.

Ce que j’ai donc découvert, avec le temps, ce sont les différents moyens de reconnecter avec moi-même, mais surtout de rester connectée, au-delà des nombreux défis qui arrivent et arriveront encore. Je crois d’ailleurs que c’est une clef de « succès » bien que ce dernier soit totalement relatif.

1. Pour se trouver, il faut s’écouter

La petite voix. Elle est là. Elle parle parfois très doucement, car elle a été étouffée. La vie, les malheurs ou simplement le changement ont pu l’étouffer. Cependant, elle est toujours là. Certains la nommeront intuition. D’autres la définiront comme notre conscience. Pour moi, c’est un peu de tout ça. La constante, cette voix qui est l’autre extension de nous est bien présente et nous pouvons converser avec elle.

Il m’a fallu du repos et du temps pour me décider à taire tout autre bruit et à juste l’écouter. L’écouter pendant des heures, sans répondre, sans essayer de justifier et parfois en prenant des notes.

C’était un exercice assez étrange, car l’envie de réfuter les mots que j’entendais ou de me justifier était parfois plus forte. Toutefois, progressivement, j’ai fait silence pour m’écouter.

En m’écoutant, j’ai parfois pleuré, très souvent ri toute seule et surtout j’ai été heureuse. Le bonheur venait du fait que j’entendais quelqu’un qui me comprenait parfaitement.

En effet, la vraie raison pour laquelle il faut s’écouter est que contrairement à ce qu’on croit, personne ne nous connait mieux que nous-mêmes.

2. L’action est la clef de tout

Le développement personnel est un exercice parfois redondant. On ne fait pas de nouvelles découvertes. On donne simplement un sens nouveau à des vérités sues depuis longtemps. Ainsi, il y a près de trois ans, je parlais déjà ici du pouvoir de l’action. Je ne reviendrai donc pas dessus en long et en large. Une chose est cependant certaine, et je la mesure chaque jour un peu plus. Lorsqu’il faut agir, faites-le sans vous poser de questions.

Je tire beaucoup plus de joie, à poser les actes qu’à réfléchir à leurs conséquences. En effet, lorsqu’on écoute bien la petite voix, on sait au fond ce qu’il est bon de faire et ce qu’il faut éviter. Toutefois, pour certains, comme moi, il est possible de vouloir se cacher derrière une forme de désir de perfection. Le résultat de cette imposture intellectuelle : on ne fait pas grand-chose. Le résultat encore plus marqué ? Rien ne se passe, puisqu’on ne fait rien. Conséquence directe : qui ne sème, ne moissonne. On ne gagne rien ou prou, car simplement on n’a jamais pris le risque d’essayer et de se mettre sur le terrain.

L’autre conséquence malheureuse du fait de ne pas agir, est qu’on perd la possibilité d’apprendre, de s’améliorer. En effet, c’est la somme des actions qui nous permet d’évaluer nos résultats. On peut voir ce qui a marché, définir ce qu’il faut améliorer et prendre des décisions quant aux ajustements à réaliser.

C’est un cycle et tant qu’on ne passe pas par la case action, on s’est simplement bloqué.

3. Notre seule compétition, c’est nous-mêmes

Lorsque comme moi on s’est lancé depuis des années dans un domaine d’activité (le marketing de contenu) avec plus ou moins de consistance, et qu’on voit les évolutions actuelles, on peut se retrouver en train de juger négativement son parcours. Cela m’est arrivée cette année, il faut savoir être honnête. Ca m’est arrivée de penser, « mais pourquoi un tel ou une telle semble avoir plus de visibilité », ou « mais je parlais de ceci avant, pourquoi on en fait tout un plat maintenant », etc., etc.

Réécrire ces pensées même à l’instant est dur, parce que le premier sentiment qui vient très souvent après la comparaison est la honte. En ce qui me concerne, j’ai très souvent eu honte de me comparer, et je me suis trouvée négative.

Malheureusement :

  • Se comparer ne permet pas d’avancer. On piétine et on se fait du mal.
  • Avoir honte est tout aussi contre-productif car on est tous humains.

La solution ou du moins mes solutions :

  • Découverte faite, en lisant Stephen J Covey (le livre est encore en cours de lecture), le paradigme de l’abondance. Je ne manque de rien, je n’ai rien raté, je me développe simplement à mon rythme et j’ai déjà réalisé beaucoup.

En restant dans le prisme de l’abondance, on réalise qu’il ne faut pas considérer les likes, les commentaires, etc. comme la mesure ultime de ce qu’on réalise. Comme je l’avais écrit il y a bientôt cinq ans, les réseaux sociaux peuvent démotiver. Mais en réalité, ils nous démotivent si nous nous définissons déjà comme manquant de quoi que ce soit.

  • D’où la gratitude : oui, il faut REELLEMENT rendre grâce, pour ce qu’on est, pour ce qu’on réalise, et simplement pour le fait d’être en vie. Se lever chaque matin est en effet une opportunité pour passer à une étape supérieure de nos réalisations. Le souffle de vie n’est pas une obligation. Au contraire, il s’agit d’un cadeau.

De ce fait, chaque fois que nous avons la possibilité de vivre, il est important de ne pas prendre cela à la légère et d’en tirer le meilleur des partis.

4. Je suis donc moi, et c’est le premier de mes acquis

Pour rester soi-même, il faut donc simplement déclarer qu’on est soi-même. On n’est pas Pierre, Paul, Jacques ou Abraham. Je suis moi, Anna. Tu es toi Ibrahim. Nous sommes nous, humains, africains, noirs, blancs, jaunes, gris, différents par essence et magnifiques par nature.

M’aimer tel que je suis, voici le plus sûr moyen que j’ai découvert au fil du temps pour reconnecter avec moi-même. Celui que l’on n’aime, on ne peut que l’apprécier, le soutenir, vouloir le meilleur pour lui.

Lorsque vous avez du mal à vous reconnaître ou vous semblez avoir de la peine à accepter ce que vous voyez de vous-mêmes, répondez à cette question : « Est-ce que je m’aime » ? Listez tout ce que vous aimez, et listez aussi éventuellement ce que vous n’aimez pas, et assumez les réponses.

Lorsqu’on ne s’aime pas (et c’est possible, ça a été personnellement mon cas pendant longtemps), il y a des raisons valables.

5. Pourquoi ne pas m’aimer ?

Dans les raisons de désamour de soi, la première est très souvent qu’on ne sait pas aimer. On n’a pas reçu suffisamment d’amour dans l’enfance, très souvent des figures parentales, et on a grandi avec ce manque.

Il est possible qu’on vous a plus souvent dit des mots négatifs que des mots positifs et vous les avez intériorisés. Ils sont devenus les standards par lesquels vous parlez de vous-mêmes. De fait, si vous avez appris à vous voir de manière négative, vous ne pouvez pas vous aimer.

L’une des autres raisons, peut être que vous avez été victime d’abus de toutes formes qui vous ont appris à détester votre corps. Le corps étant le temple de l’esprit, lorsqu’il a été souillé/violé/violenté, ceci a un effet direct sur l’esprit. Vous grandissez avec ces blessures, et tant qu’elles ne sont pas soignées, vous avancez, blessé et perdu, prompt à vous détester, et à provoquer même le négatif, tant vous vous y êtes habitué.

Dans certains cas aussi, vous avez posé des actes qui vous ont fait honte. Vous avez même fait du mal à d’autres et vous ne vous voyez plus qu’au travers de vos erreurs. Cela peut être le cas parfois des repris de justice. Pour certains, s’en suit une spirale de l’horreur car ils ne retrouvent jamais la force de changer.

Les raisons de se détester sont multiples mais pour toutes, l’essentiel est de poser le premier diagnostic et de trouver le courage de demander de l’aide.

Nous avons le droit de nous aimer et nous avons le droit de tout faire pour retrouver cet amour. En ce qui me concerne, j’ai tout fait pour retrouver cette joie de m’aimer.

Lorsque je ferme les yeux, ma joie suprême vient du fait de m’aimer inconditionnellement, et sans crainte. Je peux car je m’aime. Je n’ai aucune barrière car je m’aime. J’accomplirai tout ce que je souhaite car j’ai pris le temps de me découvrir et de me révérer. Je suis aimée, et je serai encore plus aimée, honorée car je m’aime. Enfin, je peux donner de l’amour sincère, total, inconditionnel car je m’aime.

En conclusion, je vous souhaite de vous trouver pleinement et absolument. Regardez le soleil que vous êtes dans les yeux, et dites-vous ‘je Brille ».

Love, Anna.

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