Rêver

Vivre son rêve, on est jamais prêt


Ce matin, je me suis levée avec l’envie de raconter une histoire de rêves. Les rêves ce sont ces belles choses auxquelles on dit croire, qu’on dit vouloir. Cependant, lorsqu’ils se réalisent effectivement, nous ne savons pas les reconnaître ou les accepter comme tel, en l’occurrence la réalisation de nos aspirations.

Combien de fois avez-vous demandé à Dieu, ou à toute autre entité tutélaire à laquelle vous croyez : Je veux ceci ou cela ? Combien de fois avez-vous dit/professé :« je serai ceci ; je serai cela » et lorsque cela arrive, vous avez de la peine à croire que vous avez demandé cela ? On pourrait penser que je raconte une belle petite théorie apprise dans un livre ? Mais non.

Combien de fois avez-vous demandé à Dieu, ou à toute autre entité tutélaire à laquelle vous croyez : Je veux ceci ou cela ?

Ici, je ne parle pas des livres (ou plutôt je vous partage ceux que j’ai lu). Ici, je suis généralement inspirée par ma petite expérience et je la partage ici, pour qu’on soit plus de fous à rire (sourire). Plus sérieusement, j’avais envie de vous parler aujourd’hui du bilan de la réalisation d’un de mes rêves.

Il y a quelques semaines, je vous disais que 2019 m’avait révélé à moi-même. On est donc dans la phase du bilan et selon mes envies, il se pourrait qu’il y ait plusieurs autres articles qui fassent bilan. Pour une année riche, quelques mots ne suffisent pas à la disséquer. Pour revenir sur le rêve, en 2019 ou plus précisément en Novembre 201I8, j’ai réalisé un de mes rêves ou plutôt une de mes déclarations pour ma vie (loi de l’attraction).

1ère étape : Définition du rêve

Très tôt dans ma carrière (en réalité, dès mon premier poste), j’ai eu l’occasion d’écrire un plan de développement professionnel et personnel. Je vous avais déjà parlé en 2017, ici de la pertinence de cet outil pour moi, ainsi que d’autres d’ailleurs. J’ai donc appris tôt. En effet, dans l’entreprise où j’ai commencé ma carrière, un outil central est au cœur de l’évaluation de la performance. Le document s’intitule « Partners For Growth » (P4G). Il est constitué d’une partie « Aspirations » (qui peuvent être personnelles ou professionnelles), d’une partie « Performance » et d’une partie « Plan de développement ».

Dans la partie dédiée aux aspirations, j’avais écrit trois choses clefs dès mon premier document :

  • être directrice marketing au bout de dix ans de carrière,
  • être à la tête d’une agence événementiel au terme de mes quinze ans de carrière,
  • être mariée et maman de trois enfants pour mes trente ans.

Tout un programme ou bien ? Ce que vous devez retenir cependant, c’est qu’en six ans de carrière dans cette entreprise, à part le dernier point qui a connu quelques soubresauts à n’en pas douter, j’ai conservé les deux autres, chaque année dans mes aspirations en réduisant le temps qui restait pour la réalisation.

Quelque part aussi, dans un journal intime rédigé au collège, et plus tard dans un plan de développement professionnel et personnel (un autre encore) écrit en école de commerce, j’avais décidé qu’à trente ans, je serai à mon compte. Alors, lorsque mes 30 ans ont sonné, ça plus d’autres circonstances m’ont poussé à me lancer dans l’aventure entrepreneuriale. J’ai raconté la première année très mouvementée de ce chemin ici, et j’ai rempilé cette année en expliquant ce que ça pouvait être d’avoir un petit business quelque part, lorsqu’on est retourné en même temps en entreprise.

En somme, au-delà de tout, j’ai démissionné entre autres pour avoir la sensation de me rapprocher a minima d’un de mes rêves. J’avais commencé à bâtir le rêve personnel aussi de manière plus active, mais il est certain qu’il n’était pas encore temps pour lui de se réaliser pleinement.

Quoiqu’il en soit, j’avais donc comme vous pouvez le constater défini mes rêves.

2ème étape : Réalisation du rêve et déni de soi

Il y a donc un an et des poussières, je suis retournée en entreprise après trois ans d’entrepreneuriat à temps plein et de projets. Trois années enrichissantes mais qui elles aussi montraient la frontière entre le rêve et sa réalisation.

Oui j’avais voulu retourner en entreprise, oui je m’étais dit depuis mes 14 ans que c’est ce que je ferais mais dans un certain sens, j’avais oublié ce rêve/promesse et je ne m’y étais pas suffisamment préparé. J’avais décidé de me lancer comme une bouée à la mer, pour dire, je respire. Cependant, très vite, j’ai accepté tout le bien que ça me faisait et je me suis beaucoup développée sur tous les plans pendant cette période.

Donc oui, en Novembre 2018, je suis retournée en entreprise. L’opportunité que j’ai reçu était pour un poste de « Responsable Commercial ». Le salaire ne correspondait pas totalement à mes aspirations, cependant j’ai saisi l’opportunité. Un mois après mon entrée dans l’entreprise, j’ai été mutée au poste de « Responsable Marketing ». J’étais contente, plus ou moins fière. J’ai même fait un joli tweet dans ce sens quelques temps après. Dans ce tweet, je célébrais l’atteinte de mon vieil objectif plus tôt que prévu. Mon rêve était réalisé, j’en étais consciente et après ?

Je me comportais dans ma tête très souvent comme si je n’étais pas à ma place. L’environnement était différent de ce à quoi j’avais été habituée et j’ai commencé à professer très souvent dans ma tête et à haute voix, qu’au final j’étais juste là pour l’argent parce qu’après tout ce n’était pas vraiment ce que je voulais. Oui, vous m’avez bien lu. Etrange n’est-ce pas ?

J’ai ainsi passé toute mon année 2019 dans un étrange méli-mélo où je me suis tellement concentrée sur le négatif dans toutes les sphères de mon travail que je ne donnais pas le meilleur de moi-même. Pire, je me comportais comme si c’était tout sauf mon rêve. Plusieurs fois des amis ou connaissances m’ont appelé « Directrice Marketing » parce que ce n’est pas mon titre, mais dans les faits c’est bien cela mon poste. Je ne m’y reconnaissais pas. Je refusais ardemment ce titre, et je pensais trop fort, trop souvent, à partir, à faire autre chose.

Je ne vivais pas mon rêve, non, je vivais mon petit cauchemar car je me focalisais tous les jours sur le négatif plutôt que sur les opportunités de faire mieux, de faire bien.

Je ne vivais pas mon rêve, non, je vivais mon petit cauchemar car je me focalisais tous les jours sur le négatif plutôt que sur les opportunités de faire mieux, de faire bien. Le contexte n’était pas non plus aisé mais qui a dit qu’on réussit sans efforts ?

3ème étape : le Réveil

Il y a quelques mois, j’ai décidé de mettre un stop à la commisération. Effectivement à force de dénigrer dans ma tête certaines grâces, dans la vie réelle, j’ai vécu quelques petits coups du sort. Pour la peine, le boulot est devenu vraiment difficile alors qu’il n’en avait pas besoin. Je suis devenue moins assidue, moins concentrée, moins combative et c’est devenu plus que visible.

Or, dans la vie professionnelle, je me suis toujours donné pour challenge de travailler pour moi. Je ne travaille pas pour plaire à un chef, ou à des collègues. Je fais les choses bien en premier lieu pour rester à la hauteur de mes propres standards. Lorsque, je ne suis plus capable de rester vrai avec cela, je dois me remettre en question et c’est ce que j’ai fait.

Ce que j’ai regardé, n’était pas totalement beau à voir mais je l’ai accepté car seule la vérité libère. J’avais pris pour acquis un rêve et je me comportais comme si c’était la vie/le rêve de quelqu’un d’autre. Pourtant, j’avais consenti de nombreux efforts et sacrifices pour arriver jusque-là.

Je me suis rendue compte qu’il était temps pour moi de réellement « briller » pas briller comme une célébrité mais briller pour moi. Briller en effet, comme quelqu’un qui est heureuse, briller comme quelqu’un qui travaille dur et n’est pas arrivé là où elle est par hasard. Oui, directrice Marketing cest ça mon boulot, créer de la valeur pour mon entreprise et je suis passionnée par ce que je fais. Alors, pourquoi me plaindre et ne pas donner le meilleur de moi ? Rien, absolument rien ne m’empêche de faire autrement.

Tel a été le réveil pour se rappeler que je vivais ma meilleure vie. Sourire.

4ème étape : Comment suis-je parvenue à réaliser ces rêves ?

Cette partie aurait peut-être dû être la première mais je préfère la garder ici. Comme je l’ai dit en titre, on n’est jamais prêt à vivre son rêve car très souvent, on banalise tout ce qu’on met en œuvre pour le réaliser.

Je me suis comportée au début de cette expérience professionnelle comme si je ne méritais pas totalement cette position. Pourtant tel n’est pas le cas.

A 14 ans, j’avais déjà décidé que je travaillerais dans le marketing et la communication. Ce que j’allais y faire a évolué avec le temps, mais le minimum était acquis. Je me suis intéressée très tôt aux compétences recherchées dans ces domaines et j’ai appris à les développer. Adolescente, j’ai beaucoup lu des polars. Quel est le rapport avec le marketing ? Apprendre à décoder les cerveaux des individus et analyser leurs motifs. De même très tôt ; je me suis intéressée à des disciplines connexes qui aujourd’hui impactent la profession. Il s’agit notamment des outils de webmarketing. Je restais au courant de tout. Entre mes 17 et 23 ans, j’étais abonnée à près de cinq ou six newsletters dans le domaine du marketing, et je les lisais toutes. Je consommais donc articles, analyses, etc… sans même m’en rendre compte.

Lorsque j’ai commencé ma carrière professionnelle, c’était pareil. Je lisais tout ce que je pouvais, je faisais toutes les formations que je retrouvais dans la librairie de formations du bureau. Je ne loupais d’autre part aucune occasion d’apprendre plus. Je ne refusais aucune tâche même les plus basiques et j’avais un réseau de connections dans l’entreprise auprès d’aînés et ainées, chez qui j’apprenais même en termes de management, de stratégie en entreprise et de réflexion. Cela ne se reflétait pas toujours à l’époque dans tous mes comportements, mais le cerveau ne perdait rien.

Je n’hésitais pas à faire de longues heures au bureau ou à la maison pour bien faire les choses, faire plus que ce qu’on attendait de moi et faire des paris dont moi-même je doutais. J’ai notamment beaucoup travaillé sur l’aspect procédures au sein du département marketing auquel j’appartenais.

Lorsque j’ai quitté mon premier employeur et que je me suis mise à mon compte, là encore j’ai développé d’autres compétences et savoirs. J’ai écrit 150 articles en un an, appris à me motiver moi-même, me fixer des objectifs à atteindre que personne ne contrôlait ou n’exigeait. Je me suis lancée dans des activités où je ne savais pas grand-chose, et une fois de plus j’ai appris. J’ai suivi des formations, lu de nombreux articles, des livres aussi. Je ne comptais pas mes heures et le champ varié des connaissances que je développais.

J’ai lu récemment un article de Befoune sur le succès dans lequel elle mentionnait la règle des 1000 Heures de travail, nécessaires pour atteindre de l’expertise dans un domaine d’activité. S’il est dit que le deal pour atteindre le poste de Directeur Marketing en 10 ans, c’était ces 1000 heures de travail, je pense en avoir fait 2000. Je les ai faites avec passion, sans calcul et en réalité sans attentes à un moment donné. Lorsque l’opportunité est arrivée, j’étais donc en réalité prête et méritante.

Seul le doute a pu me donner la sensation contraire sur les derniers mois. Seule la peur de briller a pu m’interdire de penser que je ne faisais que réaliser un rêve que j’avais transformé en objectif/mission.

Conclusion

Pour finir cette réflexion sur le rêve, le succès et l’accomplissement, je dirai : faites attention. Oui, faisons attention à ce que nous définissons comme aspirations. Comme je l’ai lu très souvent, ces rêves peuvent effectivement se réaliser. Donc, plutôt que d’avoir peur et de se mettre plein de barrières, il faut réfléchir. Que voulez-vous vraiment pour vous-mêmes ? Ne vous fixez pas les rêves de quelqu’un d’autre. Définissez, identifiez, cherchez à savoir votre mission. Une fois que cela est clair, mettez tous les moyens en œuvre. Lorsque le rêve se réalise « trop tôt », ne fuyez pas, dites merci et donnez le meilleur.

Il m’a fallu un an pour l’admettre, le comprendre mais même le cheminement vers cette acceptation a été une épreuve fantastique. En effet, des épreuves, je tire toujours force et courage. Et vous ? Quel est ce rêve qui vous fait si peur ? Quel est cette réalisation déjà arrivée que vous refusez d’accepter ? La vie n’a aucune limite ou bien ? Osons et travaillons pour y arriver. Rien n’est impossible !

Love, Anna

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