Regarde-toi dans une glace


Je vous le disais la semaine dernière, 2020 est lancé dans ma tête. En vivant 2020 à l’instant présent, je m’observe beaucoup.

Je regarde mes attitudes, mes réactions aux choses et sans faire de la psychanalyse de bas étage, je cherche plus de bonheur. Quelles sont ces choses qui me rendent joyeuses, qui me donnent un sourire bête et qui me donne envie de crier au monde, “je suis heureuse?”

Je peux en citer un certain nombre : chanter, rire avec ma fille, lui faire des câlins, faire des blagues à mes collaborateurs, rire de manière générale, lire, écouter de la musique, danser en route et bien évidemment écrire.

Écrire si on en parlait, c’est un besoin viscéral que j’ai déjà décrit dans minimum trois articles différents sur ce blog. Cependant, c’est surtout quelque chose que j’aime faire sans prise de tête.

Lorsque j’ai commencé avec mon premier blog, La Bibliothèque qui Ne Brûle Pas, j’avais défini toute seule ma fréquence de publication, mes thématiques, sans me demander absolument si tout cela plairait. En effet, je partais du principe que les sujets en eux-mêmes étaient déjà si top que je trouverais forcément quelqu’un capable de les aimer comme moi.

Un an après quand j’ai lancé comme un jeu La Case d’Anna, c’était avec la même sensation, sans pression sur des fréquences, sur des vues et j’étais toujours agréablement surprise de trouver des commentaires en attente de validation, car je me disais “mince, mon charabia là peut intéresser ?”. De même, lorsque j’ai décidé d’écrire une fois par jour c’était d’abord un besoin interne, exprimer une sensibilité, témoigner d’un vécu et partager avec tous ceux qui passeraient par là.

Le focus sur le lectorat assidu, le trafic n’était pas particulièrement présent. Je n’écrivais pas pour parler à la terre. J’écrivais pour le fun et pour toutes les autres personnes qui auraient comme moi cette petite graine de folie. Je pensais que tout naturellement, nous nous retrouverions.

Puis le temps a passé, à un moment donné j’ai arrêté d’écrire malgré tous les feedbacks reçus dans le sens contraire. La vie avait pris le dessus et j’avais besoin d’autre chose à ce moment-là ou du moins je le pensais fermement.

Il y a quelques semaines, je suis revenue en me donnant pour objectif d’écrire une fois par semaine pour que ce ne soit pas trop lourd et l’écriture est devenue comme un petit poids. Proscratination oblige lorsque le cerveau bloque, j’écrivais toujours à la dernière minute et je n’ai très souvent pas respecté mon délai de publication qui était le Lundi (la preuve on est déjà Jeudi).

Cette semaine par exemple, j’avais en tête a minima trois thèmes d’articles mais au final nous sommes Jeudi et rien n’est encore oublié. Constat fait, j’ai arrêté de me faire plaisir. J’ai comprimé mon esprit en lui donnant des normes (un article par semaine) qui ne correspondaient pas à ce dont j’avais besoin pour mon bonheur (écrire sans chichis, tous les jours s’il le faut).

Me voici donc ce matin me regardant ardemment dans ma glace imaginaire et en me disant “copine, fais les choses comme tu les sens et profites au maximun.

Oui, il faut profiter je le crois car tout peut s’arrêter en un instant. Cette belle leçon partagée ici et immédiatement appliquée après, me fait largement sourire. Je pense vous l’avoir déjà dit sur cette plateforme, rien ne vaut le sourire.

Alors je souris toute contente de m’être regardée dans une glace et d’avoir dit “vois ce que tu veux être, commence maintenant”. Je veux être celle qui écrit tous les jours même pour dire trois mots. Je veux discuter avec vous mes lecteurs sur la vie, le monde, son devenir.

Je le dirai en trois mots ou quatre mille mots, ça dépendra du jour, de la saison de la vie, du sujet à aborder. Ce que je retiens de ce petit voyage en moi: toujours prendre le temps de regarder son reflet dans le miroir.

On peut se perdre facilement. N’ayons pas peur de changer d’avis, d’ajuster notre cheminement, de vivre pour nous et avec nous. Le monde se porterait bien mieux si chacun était au top dans ses baskets.

Et vous qu’en pensez-vous ? Quelle est la dernière fois que vous avez regardé votre reflet? Tout de suite? Il y a deux semaines ? Il y a dix ans? Il n’est jamais trop tard ou bien?

Love, Anna.

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