Comment éviter de se laisser submerger ?


Je voudrais vous écrire ici depuis quelques jours, mais mon cerveau est empli de tellement de réflexions que je ne saurais où commencer. C’est une sensation que j’ai souvent vécue mais au contraire hautement destructrice.

A plusieurs égards, trop réfléchir, trop penser peut donc être la première source de notre échec. J’ai l’impression en écrivant ses lignes que j’ai perdu la capacité de bien écrire et que tout ce que je dis n’a pas vraiment de sens ou n’est plus aguicheur. De même, il est 06h07 et je dois me mettre en route pour le travail, autre facteur susceptible d’altérer la qualité de mes écrits.

En ce moment, il s’agit d’écriture mais je me suis réveillée ce matin avec la sensation que je devais faire du ménage dans ma tête et dans ma vie. Pourquoi ? Parce qu’il y a du trop plein qui s’installe.

Cela fait partie de ma nature, réfléchir beaucoup, à la nature, au monde, à mes ambitions et j’en passe. Ma mère me reprochait souvent quand j’étais petite d’être dans mon monde et renfermée. Aujourd’hui, si en apparence je semble plus ouverte, au fond je suis restée cette petite fille qui refait le monde dans sa tête.

Pourquoi est-ce que je me décide à en parler ce matin ? Parce que je suis épuisée, certainement physiquement mais un peu mentalement aussi. Je porte des bagages depuis quelques semaines, que j’essaie de transporter avec simplicité et bonne humeur, mais ça ne le fait toujours pas.

Qu’est-ce qui se passe donc à force de laisser trainer dans mes placards mentaux, autant de petits squelettes : je suis moins productive et je suis constamment fatiguée. Ce n’est pas la première fois que je le vis et quand j’étais moins solide émotionnellement, c’était un signe avant-coureur de déprime ou de dépression.

A force, j’ai découvert quelques astuces pour apprendre à faire face au problème et à reprendre le contrôle sans douleur.

1. Reconnaître le méli-mélo dans ma tête

Oui, admettre comme je le fais ce matin que ma tête est pleine, est déjà la première base. Pleines de petites peines, d’actions non terminées, d’autres actions contraires à mes engagements.

Admettre cela est important car il faut pouvoir se pardonner. Je dois accepter aussi que certaines situations m’ont énervées mais que je n’ai pas voulu reconnaître que j’étais énervée. Vu que je ne souhaite pas avoir d’ulcère, me voici acceptant le sentiment.

2. Apprendre à relativiser

Rien n’est permanent, tout se transforme, personne n’est parfait, tout le monde se cherche, y compris moi.

Alors, pourquoi me donner toujours la sensation que je ne suis pas à la hauteur ? Tout ce que j’ai obtenu, je l’ai obtenu à force de travail, d’engagement et de volonté. Rien ne m’a été offert sur un plateau.

De plus, tout au long de ce mois très difficile à plusieurs égards, j’ai pu vivre des petits bonheurs, miracles et j’ai ressenti encore plus d’amour autour de moi. Alors, je dois obligatoirement relativiser. C’est essentiel.

3. Ajuster la qualité de mes routines

Pour ne pas remplir son esprit, il faut prendre le temps de le décharger, de le vider, de se ressourcer. Ça peut être ce petit masque sur le visage, ce moment de prière ou d’écriture mais c’est essentiel.

J’ai perdu mes routines, et il est temps que je les récupère. Elles sont essentielles pour mon bien-être.

4. Prendre chacun des problèmes dans ma tête et leur trouver une solution

Comme je l’ai mentionné plus haut, mon esprit est “rempli” pour des raisons spécifiques. En prenant du temps pour démêler les plis, je dois pouvoir identifier une par une, les différentes sources de perturbation, d’inconfort et me remettre en question sur chacune d’elle pour avancer sereinement et reprendre du poil de la bête.

5. Remettre en prière

Tout ne dépend pas de moi, et tout ne dépendra jamais de moi. Pour la chrétienne que je suis, je sais et j’admets qu’il y a ce monsieur en haut qui est omniscient. Que me sert-il donc de m’inquiéter et de me tourmenter sans demander son aide et son appui dans mes difficultés ?

De plus, lorsque je prie, j’ai toujours la sensation de parler à un ami qui comprend tout et je me sens de fait apaisée. Ça permet aux “mauvais vents” de s’éloigner tout doucement.

6. Dire merci et profiter de la vie toujours

Eh oui, voici l’action la plus importante. Je m’aime, je suis quelqu’un de bien, j’ai une vie meilleure que beaucoup et à minima qui va dans le sens où je voulais qu’elle aille. J’ai une petite fille qui m’aime, mon rayon de soleil en tout temps, une famille fantastique, des ami(e)s incroyables. Pourquoi devrais-je me morfondre ? Rien que de l’écrire ici, je le réalise une fois de plus et je me sens déjà mieux.

Je vais m’atteler donc dès aujourd’hui à travailler sur tous ces éléments et j’ose croire que je pourrai écrire ici dans quelques jours pour vous dire que je me sens mieux et vidée.

En attendant, il est 6h18 et je dois être prête à partir dans 5 minutes. Je vous laisse et on se dit “à très bientôt” ici car je dois l’avouer c’est un vrai plaisir d’être retournée à l’écriture. Comme d’habitude, un commentaire, un partage et je serai bénie.

Love, Anna 😘😘😘

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5 thoughts on “Comment éviter de se laisser submerger ?

  1. Bravo. C’est courageux de reconnaître ses difficultés mais déjà libératoire.

    Courage pour la suite.

    Belle journée. Bisous 😘

    Like

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